auto-edition ebooks en france


Il me faut vendre combien d’ebooks pour vivre ? Expérience et réflexions
La grande question à se poser quand on est écrivain...


Cette page est extraite de Le guide de l’auto-édition numérique en France (Publier et vendre des ebooks en autopublication) de Stéphane Ternoise, en vente sur ce site et de nombreuses librairies du net

Il me faut vendre combien d’ebooks pour vivre ?

Un écrivain, ça cherche à vivre de sa plume. Tout simplement.
De nombreux écrivains sont des retraités. D’autres sont rentiers ou bénéficient du soutien d’un conjoint.
Parmi les écrivains qui parviennent à une certaine reconnaissance, nombreux ont bénéficié de l’aide financière de leur conjoint (une enquête fut menée sur le sujet par le sociologue Bernard Lahire, reprise dans La condition littéraire. La double vie des écrivains, aux éditions La Découverte).
Je souhaite gagner combien ?

- Mais vous avez des aides, vous êtes intermittents du spectacle.
Ce n’était pas une question mais une affirmation, d’un lecteur potentiel dans un salon du livre. Il naviguait en pleine erreur : les écrivains ne peuvent pas bénéficier du statut d’intermittent du spectacle ni d’un statut comparable. Rien. Seulement demander le RSA.
La plupart des écrivains ont « un autre métier », un gagne-pain, même s’il s’agit le plus souvent de recycler sa plume dans le journalisme. Même les plus connus réalisent « parfois » des piges.
Pouvoir se consacrer entièrement à l’écriture est pourtant une ambition légitime. Alors : combien me faut-il par mois pour vivre uniquement de ces revenus ?
1500 euros. Oui, un écrivain doit se contenter de peu. 1500 euros moins les charges, il vivra en smicard. C’est déjà ça.
Si je souhaite qu’un éditeur papier me verse 18 000 euros par an, il me faudra vendre pour 180 000 euros HT. Si j’ai réussi à obtenir des droits d’auteur à 10%. Soit avec un livre à 15 euros (14.22 ht) 12 658 livres. C’est naturellement possible mais on comprend pourquoi dans cette économie-là peu d’auteurs vivent de leur plume.
Si je suis auteur-éditeur, en vendant principalement par correspondance, mon bénéfice s’établit à 60% des revenus : il me faut vendre 2111 exemplaires (18000 / (60% de 14,22)). L’auto-édition papier est depuis longtemps une voie intéressante (je l’écrivais déjà en 1998...)
À l’ère du numérique, vendre un ebook 15 euros, seuls des éditeurs sûrement coupés des réalités, peuvent l’espérer. Si l’ebook est à 5 euros (4.18 ht avec la tva à 19.6), mieux vaut ne pas signer chez un « éditeur numérique » pour 10% de droits d’auteur. Avec 41,8 centimes par exemplaire, les 18 000 euros sont de nouveau loin (même à 43 062 exemplaires !).
Si je passe par un distributeur auquel je laisse 30%, il me faudra quand même trouver 6144 acheteurs (2.93 euros par livre de bénéfice).
Un auteur qui parvenait à vendre 2 000 bouquins papier à 15 euros devrait réussir à en écouler 6 000 en numérique. Mieux vaut compter sur plusieurs livres dont on possède 100% des droits pour le numérique : certes, la « tyrannie de la nouveauté » existe sur le net comme ailleurs mais des écrits de « fond de catalogue » sont un apport essentiel dans la course aux 6 000 exemplaires annuels.
J’ai choisi de vendre encore moins cher. Je sais la nécessité de trouver plus de lectrices et lecteurs… mais je vends aussi des livres en papier et les sites Internet m’assurent quelques revenus. Une grande partie de mes ventes sont réalisées sans le moindre intermédiaire sur http://www.ecrivain.pro/livresnumeriques.html (mais avec des frais bancaires importants, donc des revenus proches des ventes via le distributeur).





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- le 28 décembre 2011 à 12 : 57
par Eric : vendre 2 000 bouquins en papier, c'est très rare en auto-édition



Autres extraits :

- offre légale et attractive de livres numérique en France .

- De bonnes raisons éviter les éditeurs même 100% numériques .
sur le forum : auto-édition enfin un vrai sujet en France.
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